Laure, en pleine réflexion, s'est posé la question suivante il y a quelques temps : est-ce que quand il pleut - vu qu'il ne pleut pas sur toute la planète en même temps - il y a un endroit où si l'on étend les bras, et bien un bras et sous la pluie ... et pas l'autre ?

Notons d'ores et déjà la lumière de la réflexion chez cette (jeune ?) personne, les prémices d'une évolution naturelle, tel un X-men.
    Remercions aussi au passage la réponse de Dark Némo qui, fort de sa galanterie naturelle, a su émettre une explication claire et précise. J'aurais toutefois souhaité compléter cette réponse - pourtant déjà très explicite. Chère Laure, tu as la joie d'apprendre que j'ai déjà également eu l'expérience de ce phénomène météorologique étrange. Je me suis effectivement retrouvée un jour, alors marchant tranquillement dans la rue sous le soleil, me prendre des gouttes d'eau de pluie sur le visage. Surprise, j'ai fait demi tour et je n'ai pas observé derechef cette sensation humide sur mes joues. On peut en déduire qu'effectivement, si j'avais tendue le bras de par et d'autre de cette limite imaginaire, j'aurais eu un bras trempé et l'autre non. Comme tu le soulignes, il ne peut pas pleuvoir partout en même temps, mais après il faut prendre en compte le vent, l'inclination de la pluie, les bourrasques et tempêtes, l'humidité et tout et tout... Mais, je prolongerais ce raisonnement par une courte réfléxion.

Si on prend en compte le fait qu'il puisse pleuvoir à certain endroit et pas à d'autres, cela suppose que 1/ les parisiens attirent les nuages et tant pis pour eux (ah ah) et 2/ que les nuages s'arrêtent. Mais un nuage est formé d’un ensemble de gouttelettes d’eau (ou de cristaux de glace) en suspension dans l’air, qui peuvent peser jusqu'à plusieurs milliards de tonnes. Elles flottent, toutes coordonnées, dans le ciel. Mais peut-on imaginer que ces particules ne se situent pas partout dans le ciel ? Comment concevoir qu'elles ne peuvent exister que "regroupées" ? Il y a forcément de ces gouttelettes sur toute la surface de notre planète, recouvrant tout le ciel. A densité plus ou moins importante, sinon il pleuvrait dans le Sahara nous sommes d'accord. Dans ce cas, le très connu gag du nuage qui ne pleut que sur une seule personne, n'est-il pas possible ? Poussons l'imaginaire jusqu'à la situation dans laquelle nous soyons trempés par cette pluie facétieuse - et pas notre voisin. C'est envisageable ! ?

Enfin, bref. Tout ça pour dire que oui, c'est tout à fait possible. Enfin, pourquoi pas ? C'est comme lorsqu'on arrive dans une ville : si on se colle perpendiculaire au panneau indicateur d'entrée, une moitié de notre corps est à Aix-en-Provence et l'autre moitié est encore sur l'autoroute. Si ça marche pour le panneau, ça marche pour la pluie. Non ?


Toutefois, la question finale de ce court raisonnement serait, d'après moi, celle-ci :où commence la pluie ? A combien de gouttes au cm² peut-on dire "il pleut ici" ? Quand peut-on affirmer qu'un nuage se forme ? Le vent déforme les énormes Cumulonimbus, ne les dissémine-t-il pas ? Qu'est ce qu'un nuage orphelin ? D'où vient le vent ? Dieu existe ? La robe noire ou le corset ?
That is the question...