C'est un magasin de loisir créatif. Je donne cet exemple car c'est le seul magasin du genre par chez moi. Et comme Cultura c'est le mal, je dit Artistica, et toc.

    Bon, alors pourquoi aller dans un tel magasin ? A bien sûr, ce n'est pas pour jouer aux dominos. Commençons par le commencement : avez-vous seulement vu les intérieurs ? Les espaces regorgent de perles, de cartons, de boites à décorer, à peinturlurer, les stylos et autres crayons créatifs (avec des paillettes, fluos...) s'entassent à côté des toiles et des milliards de tubes de peinture. Dont la substance varie aussi bien que le mistral en ce moment : gouache, peinture à l'eau, à l'huile, à la colle, aquarelle, lavis, acrylique, pastel, tempera, cerra-colla... Sans oublier tous les papiers différents, les activités pour les petits et leurs mamans : petit livre de collage, de coloriage ou encore couture, point de croix, trico et compagnie.
    Lorsque vous entrez, par inadvertance, dans un magasin de ce type : l'angoisse. La frustration. "Ooooooooh mais que c'est joli çaaaa ! Oh tient une boite en carton ! Et si je la décorais ? Regarde un peu toutes ces perles ! Ah mais j'ai toujours voulu venir à la peinture... Ou à la sculpture ! Vise un peu les outils exprès !! Oulalala, mais ils font des choses magnifiques ici..." Non parce qu'en plus de vous fruster avec toutes ces jolies choses, du fait que la frénésie vous guette, les responsables des magasins n'hésitent pas à exposer - non sans raison - les créations possibles à réliser avec les objets susvisionnés. Lesquelles créations sont faites par des responsables passionnés, bac+5 "coup de pinceau magique, option idée de génie". Bref soyons clairs, vous ne serez pas foutu, même avec toute la bonne volonté du monde, d'arriver à imiter les expositions du magasin. D'où mon interrogation : pourquoi se torturer à Artistica ?

J'y suis allée récemment, de mon propre chef, qui plus est. J'avais 2 cartons à prendre, 21 par 29,7. Oui du A4, mais dire les tailles réelles, qui plus est en cemtimètres, ça pète. Sans oublier un tube, non pas de peinture pernitieuse, de colle à tissu. Le tissu ? Et non, Artiscita n'en fait pas. J'ai donc conduit Titine d'une main de fer à Casino. Je suis tombée née à coin avec un torchon qui me convenait parfaitement : façon "nappe de pique-nique". Encore heureux car au prix où j'ai payé 3 bouts de tissus, manquerait plus qu'il ne me conviennent pas... Mais dans quel but ? Pourquoi acheter un torchon, de la colle à tissu et un bout de carton ? ! Ah... vous au fond, je sens que ça va vous faire tilt.
    Pour les autres, sachez que j'ai ainsi pu constituer la couverture d'un livre de recettes provençales dont je ne suis pas peu fière. Un livre conçu, imaginé, mis en page, organisé, imprimé, collé, et assemblé par mes blanches et innoncentes mains. C'est mon chéri qui s'est enquiquiné à découper au massicot toutes les pages, merci merci merci, parce que il y en avait 50 tout de même. Bref, de ce fait, j'ai pu fabriquer un livre - avec l'aide de mes grands-mères, ma mère et ma soeur pour les recettes - et l'offrir à une copine, alors rentrée chez elle en Mayenne (le pérou, donc).

    Artistica ne m'aura pas eu et ne m'aura pas intimidé avec ces rayons de peintures ou de mults papiers. J'ai été forte. Je suis venue, j'ai vu et j'ai vaincu. Pour les petits curieux, voici le résultat de ma création :



Et l'anniversaire de ma belle mère arrivant, j'y suis même retournée. Accompagnée, parce qu'on ne sait jamais...