Ah si vous aviez été à ma place ce matin...
Si vous aviez été en plein contrôle de Théorie des organisations (économie d'entreprise pour résumer), si vous aviez vu une de vos collègue se lever tranquillement et s'applatir avec conviction contre le sol, si vous l'aviez vu souffrir à cause de sa cheville, si vous aviez vu un de vos autre collègue appeler les pompiers avec détermination, si vous aviez vu les pompiers entrer dans notre salle de cours 5 min après l'accident, vous auriez pu répondre par vous même à cette question !!
De ma place de fond de la classe, dans la diagonale de la porte, j'ai pu observer de près un tel phénomène : quand les pompiers se retrouvent dans la même pièce de 30 jeunes filles toute aussi vigoureuses les une que les autres, il ne faut pas longtemps pour qu'une des partie comprenne qu'elle attire fortement l'autre. Et inversement, suivant les cas...
Le beau pompier brun est entré d'un pas assuré dans la salle de classe. Et il s'est retrouvé nez à nez avec 60 yeux brillants d'une petite lueur qui disait : "oh oui emmène moi dans ton camion et garde ton uniforme !" - en tout bien tout honneur, car une fois l'uniforme enlevé, il faut avouer que les pompiers sont des hommes comme les autres et au final, vous gardez bien votre chéri (si vous en avez un, of course). Mais pour le moment, revenons à notre pompier. Fortement surpris disais-je, il ne s'attendait tout sauf à 30 nanas dans une même pièce !, son Bonjour se transforma en "oula". Laquelle introduction fut vite rattrapée par un sourire ravageur, le coquin. Rattrapée aussi par un de ses collègue à lui, venu lui préter main forte (hé, on est 30 filles quand même...). Et vous arrivez à vous concentrer sur les éditeurs et les distributeurs vous, après ça ? Je dois avouer que ce fut difficile pour tout le monde. Surtout pour deux de mes amies, en état de surexitation intense. Je tiens à préciser que une des deux n'a pas de copain, ceci expliquant cela. Prise d'un fou rire totalement inexplicable (ben oui, il y avait rien de drôle ^^ La fille s'était pété la cheville si on y repense), c'est à ce point nommé que les pompiers décident de déplacer la victime vers la salle d'à côté. En la soulevant. "Ouhouuuuuuuuu !!" fit toute la promo - comme marque de jalousie certainement, nous voulions toute nous être pété la cheville à ce moment précis. Ce qui ne manqua pas de faire sourire ledit pompier brun du début. Qui garda néanmoins tout son professionnalisme. Ah c'est beau un pompier qui travaille...
Tentant tant bien que mal de reprendre ce foutu contrôle, nous sommes toutes aux aguets, espérant appercevoir un pompier passer devant la porte : le camion est bien là lui, alors pourquoi pas un pompier ? Bref un petit moment s'écoule et voici le pompier number one qui sort de la pièce d'à côté, un téléphone portable à l'oreille. Il sort pour ne pas nous déranger (quelle délicate attention) et lance un début de "Allo, Serge ? ". Ah ce moment précis, notre Serge à nous de la promo (d'un naturel peu expressif voire presque timide) se lève et regarde notre prof : "Pardon Madame, on m'apelle, je suis pompier volontaire !" Il s'avance et finit par se rassoir, à la surprise générale, suivit d'un fou rire lui aussi général. Comme quoi les pompiers ne font pas que de l'effet sur les femmes. Sacré Serge, il nous a bien fait rire ^^ Nous avons maintenant un pompier volontaire dans notre promo ! Z'ont vraiment bien fait de venir ces pompiers... Bref.
Et voilà, nous réussissons (enfin pour ma part) à nous reconcentrer quand je sens une agitation soudaine sur ma droite : les deux amies surexitées précédentes font de grands gestes vers la porte et pour cause : le pompier brun a sorti son appareil photo !! Ni une ni deux, je me joints à elle en levant les bras et tirant la langue. Pouf, une photo de faite. Mais le voilà qu'il reste alors que nous rions joyeusement, apparement la photo est foncée. Il recommence le bougre ! Et voilà un beau flash, en direction de 30 jeunes filles (et 3 garçons) riant nerveusement, allez savoir pourquoi. Peut-être voulait-il prouver à toute la caserne la fabuleuse expérience qu'il venait de vivre. Comme nous le comprenons...
Enfin, voilà que le camion repart et que la sirène s'éloigne. Nous finissons notre contrôle et je m'en vais manger. Avec le recul, je me dit qu'il en faut vraiment pas beaucoup pour mettre une horde de jeunes fille en émois, à part deux pompiers. Je me pose encore cette question : pourquoi les pompiers émoustillent tant les filles ?
L'uniforme ?
Les muscles ?
Le regard malicieux et ravageur ?
Ou tout à la fois...

Pour tout vous dire, je crois que je m'en fout un peu. Bon, c'est qui la prochaine qui se pète la jambe ?