Vous allez chez votre meilleur ami, qui vous fait à manger lui-même (certes, c'est dangeureux vous me direz, mais vu mon niveau en cuisine, je ne dis rien), le tout avec des potes et votre chéri. Vous ne les avez pas vu depuis un petit moment, ça risque d'être sympa donc. Vous jouez un peu à la X Box 360, et vas y que ça tue de l'orc à coup de lance dans un champ désertique, mode je me défoule ON. Vous trouvez plein d'objets inconnus, des lances de ouf et des capes qui brillent vert, et vous dépassez le nombre de Kills déjà acquis. *Petite renommée*. On passe à table, la discussion s'engage et alors que un peu tout le monde se prend des vannes, vous vous en prennez une. Mais une belle, où le niveau sonore des rires de la tablée dépasse bon nombre de décibels. Déjà, pourquoi on se sent obligé de rire aussi ? Vous allez pas me dire que, lorsque vous vous en prenez une, vous restez de marbre. Bref, vous riez aussi mais dans les cinq minutes qui suivent, un étrange sentiment s'empare de vous. Vous riez mollement au reste des blagounettes, vous mangez "tranquillou", vous débarassez mollement. Tout est normal sauf ce qui se passe en dedans. Vous avez l'air que tout le monde garde en tête cette blague pourrie et ne vous voit qu'à travers celle-ci. Tout le monde se met à DOA4 sur la console. Vous faites la vaisselle. Qui voudrait laver un plat de lasagne froid avec la sauce tomate et le gruyère collé ? Vous. Ca calme et vous en redemandez. Ca calme quoi, vous en savez rien mais au moins, vous ne pensez à rien et personne ne vous regarde. Votre chéri vient vous voir mais vous voulez rester alone. La soirée passe, vous vous rapprochez timidement de la zone de concentration d'êtres humains de la maison, vous jouez aussi à DOA4 pour faire style. Les victoires ne vous font ni chaud ni froid, mais les défaites vous en foutent un coup. Vous rentrez chez vous, dormez comme un loir et le lendemain le même sentiment. Mais cette fois, vous vous en voulez parce que 1/ vous ne savez toujours pas d'où ça vient, 2/ vous n'avez pas été sympa avec votre chéri 3/ vous vous rendez compte que vous prenez la mouche pour rien, que ça sert à rien et que si vos potes lisent ce billet, vous aurez l'air d'une conne. Mais bon, ils viennent jamais de toute façon. Et là, vous êtes en mode je culpabilise à mort sans savoir pourquoi. Elle est belle la jeunesse. Vous vous rendez compte en plus, que pour un blog qui pronne la bonne humeur, vous êtes plutôt mal partie.
Promis le prochain sera mieux. Mais je me rends compte que la bonne humeur n'existe pas pour la vie entière, je suis toute déçue. Bon aller, sur un conseil de mon cher et tendre qui est au boulot (oui vous êtes seule chez vous en plus) vais me regarder Kaamelott moi...